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בס״ד

Kavod HaTorah — Centre Breslev francophone de Hadera

KAVOD HATORAH N°12, Parashat ‘Ekev

Centre Breslev Francophone de Hadera

Rabbi Nahman a dit : “ Mon feu brûlera jusqu’à la venue de Machia’h”

N°12

1 AOUT 2026

18 Menahem Av 5786

‘EKEV

Horaires de Chabat :

(Hadera)

Entrée : 19h10

Sortie : 20h11

PARACHAbasé sur les enseignements de Rabbi Nahman de Breslev

“Et maintenant, Israel, qu’est ce que Hachem ton D.ieu te demande, si ce n’est de le craindre…”

Nos Sages ont demandé : « La crainte de Dieu est-elle donc une chose si insignifiante ? » Ils répondent : « Oui, pour Moché, c’est une chose insignifiante. »

Cependant, cette réponse paraît étonnante. En quoi résout-elle la difficulté ? Même si, pour Moché, la crainte de Dieu est une chose facile, la Torah dit pourtant : « Qu’est-ce que l’Éternel ton Dieu te demande ? » Or, pour nous, la crainte de Dieu n’est certainement pas une chose facile ! En quoi le fait qu’elle soit facile pour Moché nous aide-t-il, alors que, pour nous, elle ne l’est pas ?

En réalité, ce verset renferme une allusion à l’illumination du désir (ha’arat haratsone), qui correspond à l’aspect de « Mah » (מ“ה), comme dans : « Qu’est-ce (מָה) que l’Éternel ton Dieu te demande ? » C’est précisément grâce à cette illumination du désir que l’on mérite d’accéder à la crainte de Dieu, comme notre maître l’explique dans l’enseignement consacré à ce verset.

Nous avons déjà expliqué que cette illumination du désir, qui est elle-même un aspect de la crainte de Dieu (comme cela est développé ailleurs), tout homme peut y accéder relativement facilement, car le désir demeure toujours libre ; rien ne peut l’enchaîner. Il suffit que l’homme soit fort, qu’il fasse preuve de courage et de persévérance, à l’image de l’« homme vaillant ».

Ces deux notions sont indissociables : le renforcement intérieur fait grandir le désir, et un désir plus puissant donne à son tour davantage de force pour se renforcer.

Mais d’où vient cette première impulsion ? Cela est impossible à comprendre. Ce qui demeure inaccessible, c’est de savoir par où les véritables Tsaddikim, qui sont l’aspect de Moché, ont eux-mêmes commencé leur propre ascension.

En revanche, nous, nous possédons déjà un fondement solide à partir duquel commencer. Car Moché Rabbénou et tous les véritables Tsaddikim ont déjà fourni des efforts immenses, jusqu’à faire descendre dans le monde cette connaissance sacrée grâce à laquelle naît tout le renforcement intérieur, lequel fait ensuite rayonner le désir. Tout cela est lié et dépend l’un de l’autre.

Dès lors, quiconque le désire peut aujourd’hui se renforcer avec beaucoup plus de facilité grâce à cette connaissance qu’ils nous ont révélée : « Toute la terre est remplie de Sa gloire », « Réveillez-vous et chantez, habitants de la poussière », et les autres enseignements semblables.

Grâce à cela, on mérite l’illumination du désir. Et plus ce désir grandit, plus l’homme acquiert la force de se renforcer, comme nous l’avons expliqué.

C’est pourquoi Moché a parfaitement dit :« Et maintenant, Israël, qu’est-ce que l’Éternel ton Dieu te demande… »

Le mot « maintenant » est ici essentiel. Il signifie : maintenant que j’ai déjà peiné et fourni tous ces efforts pour vous.

Depuis le début du livre de Dévarim, Moché rappelle toutes les souffrances et tous les efforts qu’il a endurés pour Israël : il les a fait sortir d’Égypte, leur a donné la Torah au milieu de prodiges extraordinaires, et leur a transmis une connaissance divine si élevée, comme il est dit : « C’est à toi qu’il a été donné de voir afin de savoir… »

Et malgré tout cela, alors même que « le Roi était encore à Son festin », ils ont fauté avec le Veau d’or. Moché a alors prié pour eux jusqu’à ce que l’Éternel accepte de leur pardonner.

Ainsi, Moché leur dit :

Puisque j’ai tant peiné et tant travaillé pour vous,“et maintenant”, précisément maintenant que je suis déjà venu dans ce monde et que j’ai déjà accompli tout cela pour vous,“qu’est-ce que l’Éternel ton Dieu te demande, si ce n’est de Le craindre ?”

Cette crainte est certes une chose facile pour moi. Et si, chez vous, elle ne paraît pas facile en raison de votre matérialité, malgré tout, puisqu’elle est facile pour moi et que j’ai déjà commencé le travail à votre place, vous possédez désormais un fondement solide et un excellent point de départ. Vous pouvez donc vous renforcer grâce à moi.

Si vous demeurez fermes, vous parviendrez au désir, qui correspond à l’aspect de « Mah », lequel est lui-même l’aspect de la crainte de Dieu.

Dès lors, la crainte devient réellement, pour vous aussi, une chose accessible, parce qu’elle est déjà devenue accessible chez moi. Car, grâce à moi, vous pourrez tous parvenir à une crainte parfaite par le biais du désir, lequel naît du renforcement intérieur ; ces deux réalités étant inséparables.

Vous possédez déjà un fondement solide pour commencer, puisque j’ai déjà atteint ce que j’ai atteint, et il vous est impossible de concevoir par quels commencements je suis moi-même passé.

Mais vous, vous avez déjà reçu un commencement puissant. C’est pourquoi vous pourrez, avec bien plus de facilité, parvenir à tout le bien grâce à moi, comme nous l’avons expliqué.

SEFER HAMIDOT
  • Celui qui se garde du mensonge est toujours victorieux.
  • Il est permis de modifier la vérité afin de se sauver.
  • Celui qui aime les mensonges méprise le Tsadik, et lui-même finit par être méprisé.
  • Celui qui profère des mensonges finit par se perdre.
  • Grâce à la vérité, on est préservé de la médisance. De plus, sa prière est agréée. Et lorsque l’on est jugé dans le Ciel, on est jugé selon ses mérites.
  • C’est à travers ses rêves que l’homme peut savoir si son cœur est sincère envers son Dieu.
LIKOUTE ETSOT
  • Par des érudits de la Torah qui ne sont pas dignes et qui enseignent une Torah déchue, apparaissent l’hérésie, le mépris et l’opposition envers ceux qui craignent Hachem. Le remède à cela est d’accueillir chez soi de véritables érudits de la Torah. Grâce à cela, on mérite une foi authentique, on brise l’hérésie et le mépris, et l’on triomphe de ceux qui s’opposent aux serviteurs de Dieu.
  • L’essentiel de la valeur et de la perfection de la tsédaka réside dans la foi.Toutes les bénédictions et les abondances que la tsédaka procure n’atteignent leur pleine réalisation que grâce à la foi, qui est la source de toutes les bénédictions.
LIKOUTE TEFILOTPrière pour mériter de parler avec Hachem

[D’après la Torah 4 – « Anokhi »]

Maître de l’univers, Tu nous as accordé une immense bonté en nous faisant sortir d’Égypte avec une puissance extraordinaire et une main forte. Tu nous as arrachés aux cinquante portes de l’impureté pour nous faire entrer dans les cinquante portes de la sainteté.

Dans Ta miséricorde et Ton infinie bonté, Tu nous as donné Ta sainte Torah par l’intermédiaire de Moché, Ton fidèle prophète. Même si notre bouche était remplie de chants comme la mer, si notre langue débordait de louanges comme le tumulte de ses vagues, si nos lèvres célébraient Ta gloire aussi largement que les cieux, nous ne serions pas capables de Te remercier ni de Te louer suffisamment pour tous les bienfaits que Tu nous as accordés.

Tu nous as donné Ta Torah sainte et parfaite. Tu nous as choisis parmi toutes les nations et Tu nous as sanctifiés par Tes précieuses mitsvot, plus désirables que l’or et que l’or le plus pur. Combien d’avertissements nous as-Tu adressés ! Combien de réprimandes nous as-Tu données afin que nous ne transgressions pas Tes commandements, pour notre bien et celui de nos enfants à jamais.

Et maintenant, après toutes les bontés et les immenses bienfaits que Tu nous as prodigués, moi aussi, si misérable, si méprisable, au plus profond de l’abaissement — car il n’y a personne de plus bas que moi — Tu m’as pourtant fait bénéficier, dans Ton immense miséricorde qui s’étend à toute créature, de la grâce de naître parmi le peuple d’Israël, Tes serviteurs. Tu as fait reposer Ton Nom sur moi en me donnant le privilège d’appartenir au peuple saint d’Israël, ce peuple auquel Ton Nom est associé.

Et maintenant, après tout cela, que puis-je Te dire, Toi qui sièges dans les hauteurs ? Que puis-je raconter devant Toi, Toi qui résides dans les cieux ? Comment un serviteur aussi méprisable et aussi humble que moi pourrait-il exposer sa prière devant Toi, Hachem mon Dieu ?

Comment oser ouvrir la bouche pour me tenir devant Toi, alors que je n’ai pas veillé à mon propre bien ? J’ai repoussé de mes propres mains Tes bienfaits et Ton immense bonté. Je n’ai pas gardé Tes commandements si précieux et si chers, alors qu’ils constituent le plus grand de tous les biens et la plus grande de toutes les bontés.

OTSAR HABA’AL CHEM TOVTrésors du Baal Chem Tov

Il faut manger la Seouda Chlichit avec 10 personnes

Nous voulons qu’il y ait 10 personnes, pour prolonger la Kedoucha du Chabbat sur le ‘Sol, car comme il est écrit (Sanhédrin 39A) :

“Là ou il y a 10 hommes, la Chékhina résiden entre eux”

S’il en est ainsi, lorsqu’ils sont dix, la Présence divine (la Chékhina) réside parmi eux.

Dès lors, il existe une sainteté même durant les jours de semaine. C’est cela le véritable sens d’« ajouter du profane au saint et du saint au profane » : grâce au minyan de dix personnes, nous prolongeons la présence de la Chékhina.

(Keter Chem TOV 386)

HISTOIRE HASSIDIQUE

Rabbi Yéoudah Tsvi Brandwein de Stratin, devait se rendre avec ses hassidimes en Hongrie. Après des heures de conduite et après avoir ressenti l'obscurité de la nuit, le conducteur a été contraint de dire à ses passagers qu'il s'était égaré. A la tête du chariot était assis Rabbi Yéoudah, entièrement plongé dans ses pensées, les yeux fermés. Soudain, un cri désespéré jaillit de la bouche du conducteur : «Non, nous avons atteint le bout de la route, une rivière». A ce moment, la voix calme du tsadik se fit entendre : «Pourquoi restons-nous immobiles ?» On lui expliqua qu'une immense rivière, impossible à traverser se trouvait en face.

«Qui a décidé qu'il n'était pas possible de traverser la rivière ?» demanda Rabbi Yéoudah et ordonna d'avancer. D'une main tremblante, le conducteur fouetta les chevaux et ferma les yeux de terreur. Peu de temps s'écoula et les chevaux étaient déjà dans l'eau jusqu'au cou et miraculeusement, pas une seule goutte d'eau ne pénétra les parois ou le plancher du chariot.

Soudain, les passagers remarquèrent une maison sur l'autre rive du fleuve. Arrivés sur la rive, les chevaux s'élevèrent sans aucune difficulté. Malgré minuit passé, ils n'hésitèrent pas à frapper à la porte et à demander au propriétaire de les laisser entrer. «Comment êtes-vous montés ici, au bord de cette rivière ?» demanda l'homme. «Nous avons traversé la rivière ! répondirent les passagers. «N'avez-vous pas honte de mentir à quelqu'un dont vous demandez l'hospitalité ?» Il se pencha et tâta le chariot et vit que les chevaux étaient trempés. Il cria : «Je ne comprends pas ce qui se passe ici !» Le conducteur du chariot expliqua à l'homme qu'un saint homme de D.ieu était assis avec eux et que c'était lui qui avait provoqué un miracle. Le non juif dit: «J'étais sûr que seul un ange du ciel aurait pu vous amener ici ! Je mets ma maison à votre disposition, soyez les bienvenus».

A la surprise générale, Rabbi Yéoudah déclina poliment l'invitation et demanda s'il y avait une auberge dans le village. Le non-juif expliqua au Rav que le propriétaire de l'auberge était un juif qui détestait les juifs, mais Rabbi Yéoudah insista pour s'y rendre. Arrivé à l'auberge, après des minutes de dispute le gentil dit au propriétaire : «J'ai vu de mes propres yeux que cet homme est un saint ! Maintenant, soit tu lui ouvres la porte et tu le laisses entrer avec sa suite, sinon, je défonce ta porte, je te bats, puis je mets le feu à ton auberge». L'aubergiste ne discuta plus, il savait que l'homme ne plaisantait pas ! Il se dépêcha d'ouvrir la porte et le tsadik et sa suite entrèrent.

Après leur avoir présenté leurs chambres, il disparut.

En s'installant, Rabbi Yéoudah murmura à ses hassidimes :

«Sachez que ce juif a une âme très élevée, mais le mauvais penchant a réussi à le faire tomber ! Si nous parvenons à le ramener à ses saintes racines avec l'aide d'Hachem, ce sera notre récompense pour ce voyage.

Le lendemain matin Rabbi Yéoudah demanda à ses hassidimes de se préparer pour la prière du matin, dans le salon et ordonna alors au conducteur d'atteler les chevaux et d'être prêt à la fin de la prière. Dès que l'aubergiste apparut, Rabbi Yéoudah ordonna à ses hassidimes de lui payer le montant du séjour.

Avec une haine contenue, l'aubergiste prit l'argent et avec dégoût les regarda prier. Au milieu de la prière, il semblait que non seulement les personnes qui étaient avec le tsadik étaient emportées par sa sainteté, mais que les murs et les meubles de la maison s'élevaient aussi vers leurs racines spirituelles.

L'aubergiste fut alors subjugué par le magnifique feu céleste qui dévorait sa maison. La colère qui s'était attardée dans son cœur s'évanouit en un instant, laissant place à un émerveillement exquis, qui rendit ses sens presque immobiles. Il ne pouvait détacher son regard de la sainte image de Rabbi Yéoudah.

Après avoir terminé la prière, Rabbi Yéoudah et ses hassidimes disparurent, sous les yeux de l'aubergiste qui se tenait choqué dans la pièce vide. Le feu qui s'était allumé dans son cœur l'avait presque consumé et il courut hors de l'auberge à la poursuite de ses invités. Mais quand il sortit, il ne put que regarder le chariot s'éloigner rapidement. Il resta là quelques secondes, complètement abattu... Mais en un instant, il bondit en avant et commença à courir après le chariot. Après un long moment, finalement, alors que ses mains étaient propulsées en avant, frôlant presque l'arrière du chariot, i tomba au sol épuisé. A ce moment-là, Rabbi Yéoudah ordonna de s'arrêter et descendit pour s'occuper de lui, qui gisait au sol.

Alors que son âme lui revenait, l'aubergiste cria : «Un tsadik comme vous est venu dans mon auberge et en est reparti affamé et desséché ! Je dois me racheter » Il monta dans le chariot et toute la suite, conduite par le tsadik de Stratin, retourna à l'auberge. Le même jour, l'aubergiste servait au tsadik et à ses hassidimes un grand festin digne d'un roi, préparé avec la plus grande cacheroute. A ce repas, le tsadik acheva son travail sur l'âme de l'aubergiste, commencé avec la prière du matin. En peu de temps, l'aubergiste devint un grand Baal Téchouva. Rabbi Yéoudah Tsvi Brandwein avait réussi à libérer l'aubergiste des griffes de l'impureté seulement grâce à la prière de Chaharit !

NAASSÉ VENICHMAExplications sur les Halakhots

Pourquoi lit on le Sefer Torah 3 fois par semaine ?

Nos Sages enseignent que cette institution remonte aux premiers jours qui suivirent la sortie d’Égypte.

La Torah raconte :

« Ils marchèrent trois jours dans le désert sans trouver d’eau » (Chemot 15, 22).

La Guemara (Baba Kama 82a) explique que ce verset renferme un enseignement profond :

« Il n’y a pas d’eau si ce n’est la Torah », comme il est dit : « Vous tous qui avez soif, venez vers les eaux » (Isaïe 55, 1).

L’eau est indispensable à la vie physique ; de même, la Torah est indispensable à la vie spirituelle.

Les Sages poursuivent (Baba Kama 82a) :

« Lorsqu’Israël resta trois jours sans Torah, il s’affaiblit. Les prophètes qui étaient parmi eux instituèrent alors que l’on lise la Torah le Chabbat, le lundi et le jeudi, afin qu’il ne s’écoule jamais trois jours sans Torah. »

Le Rambam (Michné Torah, Hilkhot Tefila 12:1) aiguise cet enseignement en l’attribuant à Moché Rabbénou :

« Moché Rabbénou institua pour Israël la lecture publique de la Torah le Chabbat, le lundi et le jeudi, afin qu’ils ne demeurent pas trois jours sans entendre les paroles de la Torah. »

Cette takana nous enseigne une idée fondamentale : la Torah n’est pas un enrichissement facultatif de notre vie ; elle en est la source de vitalité. De la même manière que le corps ne peut survivre longtemps sans eau, l’âme s’affaiblit lorsqu’elle reste éloignée de la Torah.

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La refoua chelema de :

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  • Dan Yossef Ben Naomi Sim’ha

L’élévation de l’âme de :

  • Mori, Rav Eliyahou Ben Avraham
  • Rav Ron Moché Ben Aviva
  • Rav Amos Kamous Haim Ben Fortuna

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