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Kavod HaTorah — Centre Breslev francophone de Hadera

בס״ד

Kavod HaTorah — Centre Breslev francophone de Hadera

KAVOD HATORAH N°06, Parashat Kora’h

Centre Breslev Francophone de Hadera

Rabbi Nahman a dit : “ Mon feu brûlera jusqu’à la venue de Machia’h”

N°06

12-13 juin 2026

28 Sivan 5786

KORA’H

Horaires de Chabat :

(Hadera)

Entrée : 19h19

Sortie : 20h20

PARACHAbasé sur les enseignements de Rabbi Nahman de Breslev

Les fils de Kora’h : une pensée qui sauve

La Paracha nous raconte l’une des chutes les plus terribles de la Torah. Kora’h rassemble une assemblée contre Moché Rabbénou, jusqu’à ce que la Torah dise : « וַתִּפְתַּח הָאָרֶץ אֶת פִּיהָ וַתִּבְלַע אֹתָם » – « La terre ouvrit sa bouche et les engloutit » (Bamidbar 16,32). Pourtant, plus tard, la Torah ajoute une phrase étonnante : « וּבְנֵי קֹרַח לֹא מֵתוּ » – « Les fils de Kora’h ne moururent pas » (Bamidbar 26,11).

Rachi explique : « הם היו בעצה תחלה, ובשעת המחלוקת הרהרו תשובה בלבם, לפיכך נתבצר להם מקום גבוה בגיהנם וישבו שם » – « Ils étaient dans le conseil au début ; mais au moment de la dispute, ils eurent des pensées de téchouva dans leur cœur. C’est pourquoi un endroit élevé leur fut réservé dans le Guéhinam, et ils y demeurèrent » (Rachi sur Bamidbar 26,11, d’après Sanhédrin 110a). La Guemara ajoute : « מקום נתבצר להם בגיהנם וישבו עליו ואמרו שירה » – « Un endroit leur fut réservé dans le Guéhinam ; ils s’y installèrent et chantèrent » (Sanhédrin 110a).

Il faut mesurer la force de ces paroles. Au départ, les fils de Kora’h étaient eux aussi impliqués dans la révolte. Rachi souligne explicitement : « הם היו בעצה תחלה ». Ils faisaient partie du mouvement. Pourtant, au dernier instant, quelque chose s’est réveillé dans leur cœur : « הרהרו תשובה בלבם ». Ce n’était pas une téchouva publique. Ce n’était pas encore un changement visible. Ce n’était qu’une pensée, un regret, un début de retour vers Hachem. Et pourtant, cette pensée a compté. Elle ne les a pas totalement soustraits aux conséquences de la faute, mais elle les a séparés du destin de l’assemblée de Kora’h. Plus encore, la Guemara nous enseigne qu’ils ont chanté des louanges. Rabbenou Bé’hayé rapporte que leurs descendants seront associés au chant dans le Beth Hamikdach, comme en témoignent les nombreux Téhilim commençant par les mots « לבני קרח ».

Le message est immense : même lorsqu’un homme est tombé très bas, une pensée sincère tournée vers Hachem possède une valeur inestimable. Rabbi Na’hman enseigne : « וצריך להיות עקשן גדול בעבודת השם, לבל יניח את מקומו, דהיינו מעט מקצת עבודתו שהתחיל » – « Il faut être très obstiné dans le service d’Hachem, ne pas abandonner sa place, c’est-à-dire le peu de service divin qu’il a commencé » (Likoutey Moharan II, 48). Rabbi Na’hman ne parle pas ici d’un homme déjà arrivé à son objectif. Il parle d’un homme qui ne possède encore qu’un commencement, « מעט מקצת עבודתו », et il lui dit : ne l’abandonne pas !

Dans Si’hot HaRan 51, Rabbi Na’hman enseigne : « והכלל שעיקר הוא הרצון והכיסופין שיהיה כוסף תמיד אליו יתברך » – « La règle est que l’essentiel est la volonté et les aspirations : qu’il aspire constamment à se rapprocher d’Hachem. » De même, Likoutey Etsot rapporte : « כי הרצון בעצמו יקר מאד, כי עקר הוא הרצון » – « La volonté elle-même est extrêmement précieuse, car l’essentiel est la volonté », ainsi que : « מה שיוכל לחטף איזה טוב תורה או תפלה או מעשים טובים יחטף מה שיוכל » – « Tout bien qu’il peut saisir, que ce soit Torah, prière ou bonnes actions, qu’il le saisisse autant qu’il le peut. »

C’est exactement l’enseignement des fils de Kora’h. Même lorsqu’un homme n’arrive pas encore à tout réparer, il ne doit jamais mépriser une petite pensée de téchouva, une petite prière, un petit acte ou un petit pas vers Hachem. Car ce qui paraît insignifiant aux yeux des hommes peut être immense aux yeux du Ciel.

Rabbi Na’hman révèle également : « כי צריכין לשמור מאד את הזכרון, שלא יפול לשכחה » – « Il faut beaucoup préserver la mémoire afin qu’elle ne tombe pas dans l’oubli », puis il ajoute : « ועיקר הזכרון הוא לזכור תמיד בעלמא דאתי » – « L’essentiel de la mémoire est de se souvenir constamment du Monde Futur » (Likoutey Moharan I, 54). L’oubli véritable n’est pas seulement l’oubli d’une information ; c’est l’oubli de notre mission et de notre destination. Les fils de Kora’h étaient entraînés dans la chute, mais au dernier instant, ils se sont souvenus de la vérité. Ce souvenir a réveillé leur cœur, et ce réveil a engendré une pensée de téchouva.

Voilà le message concret pour chacun d’entre nous. Lorsque nous traversons une descente spirituelle, nous ne devons pas attendre de devenir parfaits pour revenir vers Hachem. Une bénédiction récitée avec attention, quelques minutes d’étude, un Téhilim, une pièce de tsédaka, un effort pour éviter une dispute, une parole adressée à Hachem ou même une simple pensée sincère de retour peuvent déjà avoir une valeur immense. Si une seule pensée a pu sauver les fils de Kora’h alors qu’ils se trouvaient au bord de l’abîme, combien plus chaque petit ratson, chaque petit effort et chaque souvenir de notre véritable but peuvent-ils nous rapprocher d’Hachem.

Le souvenir du Monde Futur nous redonne la direction, le ratson nous remet en mouvement, et le plus petit pas vers Hachem peut devenir le commencement d’un immense retour.

SEFER HAMIDOT
  • Par l’hospitalité, une femme mérite des enfants.
  • Celui qui acceuille un érudit en Torah dans salaison, la Torah le considère comme s’il avait offert les sacrifices pépertuels (Korban Tamid).
  • L’hospitalité est plus grande encore que le fait de se rendre tôt à la maison d’étude et même que l’accueil de la Chekhina (présence divine)
  • A l’aide de l’hospitalité, les hommes en viennent à le respecter.
  • L’hospitalité est équivalente à l’accueil de Chabbat
LIKOUTE ETSOT
  • La prière est bénéfique pour la mémoire (L.M, 7,5)
  • Grâce au battement des mains durant la prière, les jugements sont adoucis, on est sauvé de l’oubli et on accède à la mémoire. (Likouté Moharan, Torah 46).
  • On doit aussi se préserver de la médisance, car à cause de ce défaut, la faculté de mémoire est altérée [se référer au chapitre ’Parole alinéa 10] ; il faut aussi se forcer à être joyeux ; et grâce à tout cela, la mémoire est conservée [voir le chapitre ’Joie’ alinéas 13-14]. (id, 5-6).
LIKOUTE TEFILOTCHABBATPrière pour mériter de parler avec Hachem

Je T’en supplie, Maître du monde : enseigne-moi comment crier vers Toi. Apprends-moi à Te prier avec vérité, simplicité et intégrité de cœur, afin que mes supplications trouvent grâce devant Toi. Dans Ta miséricorde infinie, accorde-moi le mérite de revenir vers Toi par une téchouva complète et sincère, conforme à Ta volonté. Aide-moi dès aujourd’hui et pour toujours à demeurer attaché à Tes voies, sans jamais m’en détourner, ni à droite ni à gauche, et à marcher constamment dans le chemin de Tes mitsvot.

Dans Ton immense bonté, donne-moi la force d’arracher totalement de mon cœur toute trace d’orgueil et de vanité. Éloigne de moi toute prétention, toute arrogance et tout sentiment de supériorité. Préserve-moi de cette tendance qui pousse l’homme à se glorifier de sa sagesse, de ses accomplissements, de sa force ou de ses richesses.

Accorde-moi au contraire une véritable humilité, afin que je ne tire aucune fierté de quoi que ce soit et que je reconnaisse toujours la vérité de ma condition devant Toi.

Car je sais parfaitement, Hachem mon D.ieu, combien je suis pauvre en mérites. Je suis loin de posséder la sagesse, la force ou les qualités dont les hommes aiment s’enorgueillir. Comme il est écrit : « Je suis plus dénué de raison que quiconque, et l’intelligence de l’homme me manque. » Je ne possède ni puissance particulière, ni richesse matérielle, ni abondance de bonnes actions sur lesquelles m’appuyer.

À considérer ma petitesse actuelle, mon éloignement et mon faible niveau spirituel, il semblerait même que je n’aie pas lieu de demander la réparation de l’orgueil. Pourtant, Toi qui connais les profondeurs du cœur humain, Tu sais combien notre esprit est troublé et notre pensée confuse. Même lorsque nous sommes déjà éloignés, nous continuons à être assaillis par des pensées de vanité, de distraction et de confusion. La lutte nous entoure de toutes parts, devant et derrière nous ; les obstacles se multiplient et cherchent à nous empêcher de nous rapprocher de Toi.

Mais malgré tout, je continue à espérer en Ton salut. Je place mon attente dans Ta compassion infinie, car nous savons que Ta bonté ne cesse jamais. Toi qui examines les cœurs et les reins, Toi qui connais tous les secrets et toutes les pensées cachées, Tu sais qu’au fond de nous-mêmes nous désirons sincèrement nous rapprocher de Toi. Notre aspiration véritable est d’accomplir Ta volonté avec fidélité, pureté et constance, sans être entraînés par les pensées étrangères ni les perturbations.

C’est pourquoi, Père miséricordieux, Maître de l’univers, prends-nous en pitié. Approche-nous de Toi et aide-nous à Te servir avec sincérité, pour l’honneur de Ton Nom.

OTSAR HABA’AL CHEM TOVTrésors du Baal Chem Tov

Lorsqu’on accomplit une seule Mitzva comme il se doit avec amour, c’est considéré comme si on avait accomplit toutes les Mitzvots

Puisque la Torah et les mitsvot émanent de l’Essence même du Saint béni soit-Il, qui est l’Unité véritable, lorsqu’une personne accomplit une seule mitsva comme il convient, avec amour — cet amour étant lui-même un attachement à Lui — et qu’elle saisit, à travers cette mitsva, une part de cette unité divine, alors elle tient déjà entre ses mains l’ensemble. C’est comme si elle avait accompli toutes les mitsvot, car toutes les mitsvot constituent ensemble l’expression de Son unité.

(Keter Chem Tov 111,1)

Dans chaque Mitzva et Limoud Torah il faut qu’il ait la crainte et l’amour de manière équivalente.

Dans chaque mitsva, Torah et prière, que l’amour et la crainte soient équivalents. Dans tous les cas à Roch Hachana, qu’il y ait plus de crainte que d’amour, ce qui n’est pas le cas à Chabbat et Yom Tov, qu’il y ait plus d’amour que de crainte.

(Keter Chem tov 130)

HISTOIRE HASSIDIQUE

Quand les montagnes se déplacèrent devant le Baal Chem Tov

Avant que le monde ne découvre sa grandeur, le Baal Chem Tov dissimulait soigneusement son identité. Après avoir épousé la sœur de Rabbi Guershon de Kitov, l’un des plus grands érudits de son époque, son beau-frère chercha à évaluer son savoir. Mais chaque fois, le Baal Chem Tov se présentait comme un homme simple et sans instruction.

Déconcerté, Rabbi Guershon finit par dire à sa sœur : « Ton mari nous couvre de honte. Si tu souhaites divorcer, je t’aiderai. Sinon, je vous donnerai de quoi partir vivre ailleurs. »

Mais elle refusa catégoriquement. Elle percevait chez son époux une grandeur que son frère ne voyait pas encore.

Le couple quitta alors la ville et s’installa dans une région montagneuse et isolée. Le Baal Chem Tov y consacrait ses journées à la prière, à la méditation et à l’attachement à Hachem. Pour subsister, il extrayait de l’argile que son épouse vendait en ville quelques fois par semaine.

Un jour, alors qu’il marchait dans les montagnes, entièrement absorbé dans ses pensées saintes, il s’approcha d’un immense ravin sans même le remarquer.

Sur la montagne opposée se trouvait un groupe de brigands. En le voyant avancer droit vers le précipice, ils furent convaincus qu’il allait tomber. Mais soudain, un phénomène extraordinaire se produisit.

À mesure que le Baal Chem Tov avançait, la montagne située en face se rapprocha jusqu’à rejoindre celle sur laquelle il marchait. Un passage se forma au-dessus du gouffre.

Sans interrompre sa méditation, le Baal Chem Tov traversa simplement. Dès qu’il fut passé, les montagnes reprirent leur place et le ravin réapparut. Quelques jours plus tard, le même miracle se reproduisit. Puis encore une fois.

Les brigands comprirent qu’ils avaient devant eux un homme de Dieu. Ils vinrent le trouver et lui dirent : « Nous avons vu ces miracles de nos propres yeux. Prie pour nous afin que nos entreprises réussissent. »

Le Baal Chem Tov répondit : « Je suis prêt à prier pour vous, à une condition : promettez-moi de ne jamais faire de mal à un Juif ni de prendre son bien. »

Ils acceptèrent immédiatement et prêtèrent serment. Alors le Baal Chem Tov pria pour eux et leurs honnêtes entreprises réussirent.

Cette histoire révèle l’une des voies du Baal Chem Tov : même face à des hommes éloignés de la Torah, il cherchait d’abord à éveiller en eux un engagement concret vers le bien. Car lorsqu’un homme décide sincèrement de changer, des obstacles qui paraissaient infranchissables peuvent soudain disparaître devant lui.

Le Baal Chem Tov nous enseigne une leçon essentielle : il ne suffit pas d’étudier la Torah, il faut la vivre jusqu’à ce que chaque mot devienne lumière, chaque enseignement devienne réalité et que toute l’âme s’attache à son Créateur.

NAASSÉ VENICHMAExplications sur les Halakhots

Pourquoi regarde t on nos ongles dans la bougie de Havdala ?

On a l’habitude de regarder les paumes des mains et les ongles lorsqu’on récite la bénédiction sur le feu pendant la Havdala (Choul’han Aroukh, Ora’h ’Haïm, siman 298, paragraphe 3). Deux raisons sont données à cette coutume :

1. Parce qu’il faut que la lumière de la bougie de Havdala soit suffisamment forte pour permettre de distinguer une pièce de monnaie d’un pays d’une pièce de monnaie d’un autre pays (comme l’explique le Choul’han Aroukh, ibid., paragraphe 4). C’est pourquoi on a l’habitude de regarder les ongles, afin de vérifier que l’on peut réellement profiter de cette lumière et distinguer une chose d’une autre, de la même manière que l’on distingue l’ongle de la chair qui l’entoure (Michna Beroura, ad loc., §9).

2. Parce que les ongles sont un signe de bénédiction, puisqu’ils poussent continuellement et se renouvellent sans cesse. Ils symbolisent donc l’abondance et la bénédiction (Michna Beroura, ibid.).

Le Kol Bo 41 explique :

« Et il est rapporté dans une Haggada que le feu/une lumière est sorti d’entre les ongles d’Adam Harichon. (En effet, avant la faute Adam Harichon était recouvert entièrement d’ongles).

Une autre Haggada rapporte au sujet d’Adam Harichon que lorsqu’il vit l’obscurité tomber à la sortie du Chabbat, il dit : “Malheur à moi ! C’est à cause de moi, parce que j’ai fauté, que le monde s’est obscurci autour de moi.”

Alors le Saint, béni soit-Il, mit de l’intelligence dans son cœur. Il prit deux pierres (ou deux tuiles) et les frappa l’une contre l’autre, et un feu en sortit. Il récita alors une bénédiction sur ce feu. Puis il regarda son corps et vit qu’il était nu, à l’exception des ongles. C’est pour cette raison que certains ont l’usage de regarder les ongles lorsqu’ils récitent la bénédiction sur le feu. »

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DEDIE POUR

La refoua chelema de :

  • Maryse Myriam Bat Sarah
  • Rav Dov Ben Chochana
  • Dan Yossef Ben Naomi Sim’ha

L’élévation de l’âme de :

  • Mon maître, Rav Eliyahou Ben Avraham

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