בס״ד

KAVOD HATORAH — N°08, Parashat Pin’has
Centre Breslev Francophone de Hadera
Rabbi Nahman a dit : “ Mon feu brûlera jusqu’à la venue de Machia’h”
N°08
3-4 juillet 2026
19 Tamouz 5786
‘PIN’HAS
Horaires de Chabat :
(Hadera)
Entrée : 19h22
Sortie : 20h23
Pourquoi Pin’has a-t-il reçu précisément une « Alliance de Paix » ?
À la fin de la Parachat Balak et au début de la Parachat Pin’has, la Torah raconte que lorsque Pin’has vit Zimri ben Salou et Kozbi bat Tsour profaner publiquement le Nom d’Hachem, il prit une lance et les frappa tous deux, mettant ainsi fin à cette terrible faute.
La Torah rapporte alors la récompense exceptionnelle qu’Hachem lui accorda :
« הִנְנִי נֹתֵן לוֹ אֶת בְּרִיתִי שָׁלוֹם »
« Voici que Je lui accorde Mon alliance de paix. » (Bamidbar 25, 12)
Une question se pose immédiatement. Hachem récompense toujours midah kenegued midah, mesure pour mesure. Quel rapport peut-il donc exister entre un acte de rigueur et une récompense appelée « Alliance de Paix » ?
Nos Sages nous donnent une première clé à travers l’enseignement de Hillel :
הֱוֵי מִתַּלְמִידָיו שֶׁל אַהֲרֹן, אוֹהֵב שָׁלוֹם וְרוֹדֵף שָׁלוֹם, אוֹהֵב אֶת הַבְּרִיּוֹת וּמְקָרְבָן לַתּוֹרָה.
« Sois parmi les disciples d’Aharon : aime la paix, poursuis la paix, aime les créatures et rapproche-les de la Torah. » (Pirkei Avot 1,12)
La Michna ne dit pas seulement d’aimer les créatures, mais d’abord de les rapprocher de la Torah. Le véritable amour du prochain ne consiste donc pas à cautionner tous ses comportements. Aimer un Juif, c’est vouloir son bien véritable : le rapprocher de la Torah, de la vérité et de son Créateur.
Cette idée est développée par Rabbi Na’hman de Breslev. Il écrit au début de la Torah 14 du Likoutei Moharan :
לְהַמְשִׁיךְ שָׁלוֹם בָּעוֹלָם, צָרִיךְ לְהַעֲלוֹת כְּבוֹד הַקָּדוֹשׁ־בָּרוּךְ־הוּא לְשָׁרְשׁוֹ, הַיְנוּ לְיִרְאָה.
« Pour faire descendre la paix dans le monde, il faut élever l’honneur du Saint, béni soit-Il, jusqu’à sa racine, c’est-à-dire à la crainte d’Hachem. »
Quelques paragraphes plus loin, il conclut :
וְעַל יְדֵי זֶה זוֹכִין לְשָׁלוֹם.
« Et c’est ainsi que l’on mérite la paix. »
Rabbi Na’hman enseigne donc que la paix véritable ne consiste pas seulement à faire cesser les disputes entre les hommes. Le shalom amiti naît lorsque le Kavod d’Hachem est rétabli, lorsque les hommes reviennent à la crainte du Ciel et renouent leur lien avec leur Créateur. C’est alors seulement que la paix peut véritablement s’installer. (Yeshivat Har Etzion)
C’est précisément ce qu’a accompli Pin’has.
Son intention n’était ni la violence ni la vengeance. En accomplissant cet acte exceptionnel, conforme à la halakha dans une situation tout à fait exceptionnelle, il a mis fin à une immense profanation du Nom d’Hachem, arrêté la plaie qui avait déjà coûté la vie à 24000 personnes et restauré le lien entre le peuple d’Israël et son Père céleste.
Ainsi, Pin’has n’a pas détruit la paix : il l’a rétablie.
La véritable paix n’est pas seulement l’absence de conflit entre les hommes ; elle est avant tout le retour d’Israël vers Hachem. C’est pourquoi la récompense de Pin’has fut précisément : « הִנְנִי נֹתֵן לוֹ אֶת בְּרִיתִי שָׁלוֹם ».
- Par le mensonge, viennent des pensées d’idolâtrie.
- Grâce à la vérité, une personne ne mourra pas avant le terme qui lui a été fixé.
- Du souffle de la bouche du menteur se forme le mauvais penchant. Lorsque le Machia’h viendra, il n’y aura plus de mensonge ; c’est pourquoi il n’y aura plus non plus de mauvais penchant dans le monde.
- Celui qui est un homme de vérité est capable de reconnaître chez autrui si celui-ci dit la vérité ou s’il ment.
- Il est impossible de parvenir à la foi autrement que par la vérité.
- En effet, l’essence de la foi consiste précisément à croire en ce que l’intelligence ne peut pas comprendre, car là où l’intelligence comprend, il n’y a plus de place pour la foi.
- Dès lors, si l’intelligence ne comprend pas, d’où l’homme puisera-t-il la capacité de croire à ce qu’il doit croire ? C’est pourquoi le fondement de la foi dépend de la vérité.
Que telle soit Ta volonté, Hachem, notre D.ieu et D.ieu de nos pères, d’être notre secours. Accorde-nous, dans Ton immense miséricorde et Ton infinie bonté, le mérite d’étudier, d’enseigner et de nous consacrer constamment à Ta sainte Torah pour elle-même (Lichmah), et de la méditer jour et nuit.
Par le mérite et la force de l’étude de la sainte Torah, accorde-nous, dans Ta grande miséricorde, la force de soumettre, de briser et de chasser le mauvais penchant (Yétser Hara) de notre cœur.
Fais que nous méritions également de chasser et d’anéantir l’esprit de folie (Roua’h Chtout) ainsi que toute forme d’égarement qui se sont attachés à nous à cause de nos mauvaises actions. Que nous puissions les repousser et les annuler entièrement grâce à l’étude et à l’occupation de Ta sainte Torah, qui n’est composée que de Tes saints Noms.
Qu’il ne reste plus aucune force à cet esprit de folie ni à ces égarements pour troubler notre esprit. Accorde-nous seulement le mérite de les chasser et de les éloigner complètement de nous et de tout notre domaine.
De grâce, Hachem, Tu connais l’immense quantité de pensées qui nous assaillent, nous troublent et nous détournent sans cesse de Ton véritable service, à chaque instant et à toute heure.
Toutes ces pensées proviennent de cet esprit de folie et d’égarement qui s’est attaché à nous à cause de nos mauvaises actions, de nos fautes, de nos iniquités et de nos nombreuses transgressions.
C’est ainsi que notre esprit en vient à être profondément troublé et que notre intelligence s’obscurcit énormément, au-delà de toute mesure et de toute estimation.
Notre Père qui es aux Cieux, Toi qui es bon envers tous et dont la miséricorde s’étend sur toutes Tes créatures, accorde-nous Ta grâce afin que nous ne périssions pas. Dans Ton immense miséricorde, donne-nous le mérite de soumettre, de chasser et d’anéantir l’esprit de folie et d’égarement qui est en nous, grâce à l’étude et à la pratique de Ta sainte Torah.
Accorde-moi également, dans Ton immense miséricorde, qu’aucune force ne soit donnée au mauvais penchant (Yétser Hara) ni à l’esprit de folie pour troubler mon esprit et, à D.ieu ne plaise, me détourner de Ton véritable service.
Préserve-moi de ses « mitsvot », lorsqu’il se déguise lui-même sous l’apparence d’une mitsva, comme s’il m’incitait à accomplir une bonne action, alors qu’en réalité il tend ainsi un piège à mes pas, à D.ieu ne plaise. Il se revêt de ces prétendues mitsvot pour me tromper, comme Toi seul connais tous ces stratagèmes.
De grâce, Hachem, aie pitié de mon âme si misérable et délivre-moi de lui et de tous ses mauvais conseils. Qu’il n’ait jamais le pouvoir de m’égarer, à D.ieu ne plaise, par toutes ces confusions et ces égarements.
La lumière cachée a été cachée dans la Torah
La lumière qui fut créée durant les six jours de la Création : l’homme pouvait, grâce à elle, regarder d’une extrémité du monde jusqu’à l’autre.
Et le Saint béni soit-Il l’a cachée pour les Tsadikim de chaque génération.
Où le Saint béni soit-Il l’a-t-Il cachée ?
Il l’a cachée dans la Torah.
Car par la Torah, on peut regarder d’une extrémité du monde jusqu’à l’autre. (Deguel Ma’hané Efraim, Tetsave 46,1)
« Viens, toi et toute ta maison dans l’arche » — l’intention (la kavana) avec laquelle on entre dans les lettres de la Torah
« Viens, toi et toute ta maison dans l’arche » (Beréchit 7, 1) : il faut rentrer toutes nos forces dans les lettres de la Torah. (Meor ‘Enaim Chabbat 4,2)
(NDA : Le mot “Teva peut avoir une double signification: arche ou mot. Notre maitre le Baal Chem tov nous apprend de ce Passouk que l’homme doit mettre toutes ses forces lorsqu’il prononce des mots de Torah ou de Tfila)
À la fin de sa vie, Rabbi Zoushé était alité. Les forces l’abandonnaient peu à peu, mais son visage demeurait lumineux. Ses disciples étaient réunis autour de son lit, conscients qu’ils vivaient leurs derniers instants auprès de leur maître.
Soudain, ils le virent fondre en larmes.
Ils furent profondément surpris.
Comment un homme qui avait consacré toute son existence à servir Hachem avec une pureté si exceptionnelle pouvait-il quitter ce monde dans les pleurs ?
L’un des disciples prit la parole :
« Rabbi, pourquoi pleurez-vous ? Toute votre vie n’a été que sainteté. Vous avez vécu dans l’humilité, dans l’amour d’Israël, dans la prière et dans la joie. Si quelqu’un peut quitter ce monde en paix, c’est bien vous. »
Un autre ajouta :
« Vous êtes comparable à Moché Rabbénou par votre humilité, et à Avraham Avinou par votre bonté. Pourquoi donc avez-vous peur ? »
Rabbi Zousha secoua doucement la tête.
« Vous ne comprenez pas… »
Il resta silencieux quelques instants, puis poursuivit :
« Lorsque j’arriverai devant le Tribunal céleste, je suis certain que l’on ne me demandera pas :
“Pourquoi n’as-tu pas été Moché ?”
Car Hachem ne m’a jamais demandé d’être Moché.
On ne me demandera pas non plus :
“Pourquoi n’as-tu pas été Avraham ?”
Car je n’ai jamais reçu la mission d’être Avraham.
Mais je crains qu’on me pose une seule question…
“Zousha, pourquoi n’as-tu pas été Zousha ?”
Pourquoi n’as-tu pas utilisé toutes les forces, tous les talents et toutes les possibilités que Je t’avais donnés ?
Pourquoi n’es-tu pas devenu pleinement celui que J’avais créé ? »
En entendant ces paroles, les disciples comprirent que la véritable grandeur ne consiste pas à ressembler aux plus grands justes de l’histoire. Chacun possède une mission unique que personne d’autre ne peut accomplir à sa place.
Rabbi Zousha leur enseignait une dernière leçon : le plus grand échec n’est pas de ne pas être Moché Rabbénou, mais de ne pas devenir soi-même.
Depuis lors, cette phrase est devenue l’un des enseignements les plus célèbres de la ‘Hassidout. Elle rappelle que chacun est jugé selon sa propre mission, et non selon celle des autres. Le véritable service d’Hachem consiste à révéler l’âme unique qu’Il a déposée en chacun de nous.
Pourquoi allume t on les bougies de Chabbat ? (Semaine 1)
1. La paix du foyer (Chalom Baït)
Autrefois, avant l’utilisation de l’électricité, la flamme constituait l’unique source de lumière. Nos Sages ont donc institué l’allumage des bougies à l’entrée de Chabbat et des fêtes. En effet, si les membres de la famille demeurent dans l’obscurité, ils risquent de ne pas distinguer les meubles et les objets de la maison, de trébucher ou même de se heurter les uns aux autres. Cette situation engendre de l’inconfort, de la frustration et peut conduire à des tensions et des disputes.
C’est pourquoi les Sages ont établi l’obligation d’allumer les bougies avant l’entrée de Chabbat, afin de préserver la paix et l’harmonie au sein du foyer (Chabbat 25b ; Chabbat 23b ; Choul’han Aroukh, Ora’h ’Haïm 263, 3).
Un autre indice de cette idée apparaît dans la guématria du mot נר) « bougie »), dont la valeur est 250. Le corps de l’homme comporte traditionnellement 248 membres (רמ“ח), tandis que celui de la femme en comporte 252 (רנ“ב). Leur somme est 500, soit deux fois la valeur numérique de נר) 2 × 250). Les deux bougies de Chabbat symbolisent ainsi l’homme et la femme réunis, exprimant que leur allumage favorise l’union harmonieuse et la paix conjugale (d’après Eliyah Rabba 263, 2).
2. L’honneur du Chabbat (Kavod Chabbat)
Il existe une mitsva d’honorer et d’embellir le Chabbat, comme l’enseigne le prophète :
« Tu appelleras le Chabbat un délice, le saint jour de l’Éternel un jour d’honneur… tu l’honoreras… » (Isaïe 58, 13).
L’une des façons d’honorer le Chabbat est d’allumer les bougies. En effet, un repas pris dans l’obscurité n’est pas considéré comme un repas digne de ce nom (Chabbat 25b).
Nos Sages enseignent également :
« Il n’y a de véritable satisfaction que par ce que l’œil voit. C’est pourquoi ils ont institué l’allumage des bougies de Chabbat, afin que l’on puisse pleinement se réjouir de la nourriture et de la boisson. » (Pessikta Zoutarta)
Le Talmud rapporte encore que deux anges accompagnent chaque personne depuis la synagogue jusqu’à son domicile le vendredi soir. Ils constatent si la maison est préparée en l’honneur du Chabbat : un lit dressé, une table préparée et une bougie allumée (Chabbat 119b ; Rambam, Hilkhot Chabbat 30:5).
AVEC LE SOUTIEN DE
(Ne pas lire les publicités pendant Chabbat)




DEDIE POUR
La refoua chelema de :
- Maryse Myriam Bat Sarah
- Dan Yossef Ben Naomi Sim’ha
- Laura Sarah Bat Esther
La réussite de :
- Yehiel Moshé yaacov Massoud ben chlomo
L’élévation de l’âme de :
- Mori, Rav Eliyahou Ben Avraham
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