בס״ד

KAVOD HATORAH — N°09, Parashat Matot - Massé
Centre Breslev Francophone de Hadera
Rabbi Nahman a dit : “ Mon feu brûlera jusqu’à la venue de Machia’h”
N°09
10-11 juillet 2026
26 Tamouz 5786
MATOT -MASSE
Horaires de Chabat :
(Hadera)
Entrée : 19h21
Sortie : 20h22
Les 42 étapes : chaque étape est essentielle
La Paracha Massé énumère les quarante-deux étapes du peuple d’Israël dans le désert. À première vue, ce n’est qu’une succession de lieux. Pourtant, les maîtres de la ‘Hassidout dévoilent que cette liste est en réalité la carte intérieure de toute une vie.
Le Baal Chem Tov enseigne, rapporté dans Baal Chem Tov ‘al HaTorah – Parachat Massé (§1) :
כי כל המסעות היו מ“ב, והם אצל כל אדם מיום הולדו עד שובו אל עולמו.
« Les quarante-deux voyages existent chez chaque homme, depuis le jour de sa naissance jusqu’à son retour vers son monde. »
Chaque homme possède ainsi sa propre « sortie d’Égypte ». Il traverse des périodes d’élévation, des moments d’arrêt, des épreuves et des recommencements, jusqu’à parvenir au but que le Créateur lui a fixé. Les voyages de la Torah deviennent ainsi les voyages de chaque âme.
Cette idée trouve un écho remarquable chez Rabbi Na’hman de Breslev, qui révèle dans Likouté Moharan I, Torah 40 :
נמצא כל הנסיעות של אדם הוא בשביל קלקול האמונה... כי אם היה מאמין באמונה שלמה, שיכול הקדוש ברוך הוא להזמין לו כל צרכו, לא היה נוסע שום נסיעה.
« Il en ressort que tous les déplacements de l’homme proviennent d’un manque d’émouna. Car si l’homme croyait d’une foi parfaite que le Saint, béni soit-Il, peut lui procurer tout ce dont il a besoin, il n’aurait besoin d’aucun déplacement. »
À première lecture, ces paroles semblent sévères. Rabbi Na’hman ne critique pourtant pas le voyage lui-même ; il dévoile sa racine spirituelle. L’homme est souvent agité parce qu’il cherche ce qu’il croit ne pas posséder. Plus l’émouna est forte, plus son cœur trouve la sérénité. Mais la grandeur de la Providence est que même ces déplacements, parfois provoqués par nos faiblesses, peuvent devenir un extraordinaire moyen de réparation.
C’est précisément ce qu’explique Rabbi Nathan de Breslev dans Likouté Halakhot, ’Hochen Michpat, Hilkhot Pikadon ve-Arba’a Chomrim (5, §19) :
.אבל באמת כונת השם יתברך לטובה... הכל בשביל שיזכר כל אחד את עצמו על ידי זה לשוב בתשובה שלמה... ואז הנסיעה היא כפרה ותיקון
« Mais, en vérité, toute l’intention d’Hachem est pour le bien. Tout cela a pour but d’éveiller chacun à revenir vers Lui par une téchouva complète. Alors, le voyage lui-même devient expiation et réparation. »
Voilà toute la force de la pensée Breslev : une chute n’est jamais une fin. Une étape difficile n’est jamais perdue. Même lorsque l’homme a l’impression de s’être éloigné, Hachem peut transformer ce détour en chemin de retour. Ce qui semblait être un exil devient un lieu de rencontre avec le Créateur.
Rabbi Nathan poursuit encore dans Likouté Halakhot, Ora’h ‘Haïm, Hilkhot Netilat Yadaïm (6, §52) :
הלכו ישראל במדבר ארבעים שנה והלכו ארבעים ושנים מסעות... הכל כדי לגלות שה‘ יתברך בכל מקום.
« Israël marcha quarante ans dans le désert et parcourut quarante-deux étapes, afin de révéler que la Présence d’Hachem se trouve en tout lieu. »
Quel enseignement bouleversant ! Les quarante-deux étapes n’avaient pas seulement pour objectif de conduire Israël vers la Terre Promise. Elles avaient pour mission de dévoiler que même dans les endroits les plus désertiques, les plus obscurs ou les plus incompréhensibles de notre existence, la Providence divine est déjà présente. Et que nous pouvons nous attacher à elle peut importe la situation.
Cette idée prend une dimension encore plus profonde à la lumière de la Kabbale. Le Magen Avraham (Ora’h ‘Haïm 428, §8), au nom du Tzror HaMor, rapporte que les quarante-deux étapes correspondent au Nom divin de quarante-deux lettres (שם מ“ב) : מ“ב מסעות... אין להפסיק בהם, שהוא נגד שם מ“ב.
« Les quarante-deux étapes ne doivent pas être interrompues, car elles correspondent au Nom divin de quarante-deux lettres. »
Sans entrer dans les secrets de ce Nom sacré, les maîtres expliquent qu’il symbolise la force par laquelle Hachem conduit la Création vers son accomplissement. Chaque étape de notre vie est comparable à une lettre de ce Nom. Vue isolément, elle peut sembler obscure ; replacée dans l’ensemble, elle révèle toute sa signification. C’est seulement lorsque toutes les étapes sont réunies que l’on découvre le dessein divin.
Ainsi, le Baal Chem Tov nous enseigne que toute notre existence est contenue dans les quarante-deux voyages d’Israël. Rabbi Na’hman nous révèle que les déplacements de l’homme sont intimement liés à son émouna. Rabbi Nathan nous montre que même les détours peuvent devenir des instruments de téchouva et de réparation.
Le message de Massé selon la ‘Hassidout Breslev est donc une immense source d’espérance : aucune étape de notre vie n’est inutile. Aucun désert n’est abandonné d’Hachem. Aucun détour n’est perdu. Aucune étape de la vie est sans utilité dans notre service divin. Lorsque l’homme reste attaché à Hachem, nourrit sa émouna et refuse de désespérer, chacune de ses étapes devient une marche supplémentaire vers la délivrance personnelle et vers la proximité du nôtre père, Hachem.
- Un homme riche qui renie la vérité (ou qui nie ce qui est évident) : son attitude est insupportable à l’esprit des hommes, et il finit par être méprisable même à ses propres yeux.
- La réparation de la bouche consiste à donner de la tsédaka.
- C’est par la vérité que le monde est préservé de tous les dommages.
- La flatterie conduit au mensonge.
- Par le fait de prier avec force, en investissant toute son énergie dans les lettres mêmes de la prière, on mérite d’acquérir la foi (émouna).
- Il existe des hommes qui nient tous les miracles et affirment que tout n’est que le cours naturel des choses. Même lorsqu’ils voient un miracle, ils le recouvrent d’une explication naturelle, en disant : « C’est simplement le fonctionnement de la nature. » Ceux-là portent une très grave atteinte à la foi (émouna). Ils portent également atteinte à la prière et à la Terre d’Israël, et ils prolongent l’exil.
Par quel moyen pourrions-nous devancer Hachem et Le remercier pour tous les bienfaits qu’Il nous a accordés, dans Sa miséricorde et Son immense bonté ?
Lui qui nous a donné la Torah de vérité et qui a planté en nous la vie éternelle.
À présent, Hachem notre D.ieu, Toi dont les bontés nous entourent depuis toujours et pour toujours, que Tes entrailles de miséricorde s’émeuvent en notre faveur.
De même que Tu as eu pitié de nous et que, dans Ton immense compassion, Tu nous as donné Ta sainte Torah, ce trésor caché, cette source de délices qui fait Tes délices chaque jour, accorde-nous également, dans Ton infinie miséricorde, la faveur de mériter de nous consacrer tous à l’étude et à l’approfondissement de Ta sainte Torah, uniquement pour Ton Nom, constamment.
Fais que nous détournions complètement notre regard des vanités de ce monde, afin que notre seul désir soit la Torah d’Hachem ; que nous la méditions jour et nuit, et que toute notre étude soit empreinte de sainteté et de pureté.
Que toute notre intention soit uniquement dirigée vers Ton grand et saint Nom, en toute vérité, afin de Te procurer de la satisfaction par notre étude.
Accorde-nous le mérite d’étudier et d’enseigner, de garder, d’accomplir et de mettre en pratique, avec amour, toutes les paroles de Ta Torah.
Aide-nous afin que la lumière de la sainte Torah éclaire notre vie, que nous méritions de l’étudier et de la méditer, qu’elle nous fasse sortir des ténèbres vers la lumière, et qu’elle nous ramène à une téchouva complète devant Toi.
Comme l’ont enseigné nos Sages, de mémoire bénie : « La lumière qu’elle renferme ramène l’homme vers le bien. »
De grâce, Hachem, viens à notre secours, afin que l’étude de Ta sainte Torah devienne pour nous un véritable élixir de vie. Fais que, grâce à notre étude, nous méritions de revenir vers Toi par une téchouva sincère et parfaite.
Renouvelle notre jeunesse comme celle de l’aigle, et renouvelle tous les jours de notre vie qui se sont écoulés dans de profondes ténèbres.
Apprends l’amour d’Hachem par un raisonnement a fortiori (kal va’homer) à partir des amours de ce monde.
Si j’aime une chose de ce monde, par exemple une femme qui, à l’origine, n’est qu’une « goutte putride » (expression de nos Sages rappelant l’origine matérielle de l’être humain), combien plus dois-je aimer Hachem, béni soit-Il.
(Tsavaot Meribach’ Cha’ar81)
Il est impossible de décrire le goût de l’amour d’Hachem à celui qui ne l’a jamais éprouvé.
C’est comme le goût d’un aliment : il est impossible de l’expliquer à quelqu’un qui ne l’a jamais goûté…
De même, l’amour du Créateur et la crainte révérencielle que l’on éprouve envers Son Nom béni ne peuvent être expliqués à autrui. Il est impossible de décrire ce qu’est cet amour dans le cœur. C’est cela que l’on appelle le « caché » (nistar).
(Keter Chem tov 240,2)
Rabbi Élimélekh de Lizensk et son frère, Rabbi Zouche d’Anipoli, avaient l’habitude de partir ensemble en galout. Les grands maîtres hassidiques pratiquaient parfois cet exil volontaire afin de briser leur orgueil, de renforcer leur confiance en Hachem et d’expier les fautes du peuple d’Israël.
Ils voyageaient de ville en ville sans révéler leur identité. Ils vivaient simplement, acceptant avec amour les humiliations, la faim et les difficultés, convaincus que tout ce qui arrive à l’homme est dirigé par la Providence divine.
Un jour, alors qu’ils traversaient une ville inconnue, leur apparence misérable éveilla les soupçons. Les habitants les prirent pour des vagabonds ou des voleurs et les firent arrêter. Sans véritable enquête, les autorités les jetèrent en prison avec des criminels.
La cellule était sombre, sale et remplie de misère. Au milieu de la pièce se trouvait un seau servant de toilettes pour tous les prisonniers. Lorsque arriva le moment de prier, Rabbi Élimélekh fut saisi d’une immense douleur. La Halakha interdit de prier en présence d’une telle souillure.
Il s’assit dans un coin et se mit à pleurer :
« Comment est-il possible que nous soyons privés du mérite de parler à notre Père céleste ? »
Rabbi Zouche le regarda avec étonnement et lui demanda :
« Pourquoi pleures-tu ? »
Rabbi Élimélekh lui expliqua qu’ils ne pouvaient ni prier ni réciter de paroles de sainteté dans un tel endroit.
Rabbi Zouche lui répondit avec douceur :
« Mon cher frère, pourquoi t’attristes-tu ? Celui qui nous a ordonné de prier est aussi Celui qui nous a ordonné de ne pas prier dans un lieu impur. En cet instant, la volonté d’Hachem est précisément que nous nous abstenions de prier. Si nous accomplissons Sa volonté avec joie, nous Le servons autant que lorsque nous récitons les plus belles prières. »
Ces paroles pénétrèrent profondément le cœur de Rabbi Élimélekh. Son visage s’illumina. Les deux frères commencèrent alors à chanter et à danser, heureux de pouvoir accomplir la volonté d’Hachem, même en étant empêchés de prier.
Les autres prisonniers, ne comprenant rien à cette joie soudaine, leur demandèrent :
« Pourquoi dansez-vous ? »
Rabbi Zouche leur répondit simplement :
« Parce qu’Hachem nous donne l’occasion d’accomplir Sa volonté. »
Les prisonniers pensèrent qu’ils célébraient la présence du seau placé au milieu de la cellule. Agacés, ils saisirent le récipient et le sortirent de la pièce.
Aussitôt, Rabbi Élimélekh et Rabbi Zouche purent se lever, se couvrir de leur talith, prier avec ferveur et remercier Hachem de tout leur cœur.
Plus tard, Rabbi Élimélekh racontait souvent que ce jour-là, son frère lui avait enseigné une leçon qu’il n’oublierait jamais :
Le véritable service d’Hachem ne consiste pas seulement à accomplir Sa volonté lorsque cela nous plaît, mais aussi à accepter avec joie les situations dans lesquelles Sa volonté est justement de nous retenir d’agir.
Les deux frères sortirent finalement de prison et poursuivirent leur voyage, avec une foi encore plus profonde et une joie renouvelée dans le service divin.
Rabbi Zouche nous enseigne qu’il n’existe aucun endroit ou aucune situation où l’on ne peut servir Hachem. Tantôt le service consiste à agir, tantôt il consiste à patienter. Tant que l’homme cherche sincèrement à accomplir la volonté divine, chaque situation devient une occasion de se rapprocher du Créateur.
« שִׁוִּיתִי ה’ לְנֶגְדִּי תָמִיד » — « Je place Hachem constamment devant moi. » (Tehilim 16, 8)
Pourquoi allume t on les bougies de Chabbat ? (Semaine 2)
3. Le plaisir du Chabbat (’Oneg Chabbat)
Le plaisir du Chabbat constitue également une raison essentielle de l’allumage des bougies. Une personne qui mange sans voir ses aliments, à cause de l’obscurité, ne peut pleinement en profiter. Afin que le repas de Chabbat soit véritablement un délice, il convient de savourer une nourriture de qualité dans une maison éclairée.
Au-delà du repas lui-même, la lumière crée une atmosphère chaleureuse, élève l’âme et apporte une sensation de sérénité et de bien-être. Cette ambiance fait elle aussi partie intégrante du plaisir du Chabbat (Rambam, Hilkhot Chabbat 5:1 ; Choul’han Aroukh, Ora’h ’Haïm 263:2 ; Tossafot sur Chabbat 25b).
4. La réparation de la faute de ’Hava
Trois mitsvot ont été particulièrement confiées à la femme : la séparation de la ‘Halla, les lois de pureté familiale et l’allumage des bougies de Chabbat.
Selon nos Sages, la mitsva des bougies vient réparer la faute de ‘Hava (Ève), la première femme, dont l’âme englobe spirituellement toutes les femmes. En entraînant Adam dans la faute de l’Arbre de la Connaissance, elle fut à l’origine de l’entrée de la mort dans le monde ; sans cette faute, l’humanité aurait atteint sa perfection.
Les Sages qualifient Adam de « bougie du monde » (נרו של עולם). Puisque ‘Hava a, pour ainsi dire, « éteint la bougie du monde », il a été confié aux femmes de réparer cette faute en accomplissant la mitsva d’allumer les bougies de Chabbat.
5. La néchama yétéra (l’âme supplémentaire)
Celui qui observe le Chabbat reçoit une néchama yétéra, une âme supplémentaire qui élève sa dimension spirituelle durant toute la sainteté du jour.
Le verset dit : « La bougie d’Hachem est l’âme de l’homme. » (Proverbes 20, 27)
Selon cette idée, la première bougie correspond à l’âme qui accompagne l’homme durant toute la semaine, tandis que la seconde représente cette âme supplémentaire accordée spécialement pendant le Chabbat (Eliyah Rabba 263, §2).
AVEC LE SOUTIEN DE
(Ne pas lire les publicités pendant Chabbat)




DEDIE POUR
La refoua chelema de :
- Maryse Myriam Bat Sarah
- Dan Yossef Ben Naomi Sim’ha
L’élévation de l’âme de :
- Mori, Rav Eliyahou Ben Avraham
- Rav Ron Moché Ben Aviva
- Rav Amos Kamous Haim Ben Fortuna
REJOINS LE GROUPE DE DIFFUSION DU RAV
- Du Hizouk
- Des conférences
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- Des Halakhots
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