בס״ד

KAVOD HATORAH — N°11, Parashat Vaet’hanane
Centre Breslev Francophone de Hadera
Rabbi Nahman a dit : “ Mon feu brûlera jusqu’à la venue de Machia’h”
N°11
24-25 juillet 2026
11 Menahem Av 5786
VAET’HANANE
Horaires de Chabat :
(Hadera)
Entrée : 19h16
Sortie : 20h18
« J’implorai Hachem en ce temps-là, en disant » (Deutéronome 3, 23).
Rabbi Na’hman nous dit dans Likoute Moharane, Torah 99 :
“L’homme doit prier avec un très grand attachement (devekout) à Hachem. Cependant, s’il arrive parfois un moment où il ne parvient pas à prier avec cette intensité de lien à Dieu, qu’il ne dise pas : « Puisque je ne peux pas prier avec la concentration et l’attachement qui conviennent, je ne prierai pas du tout. »
En effet, il pourrait penser que, faute de cette devekout (attachement), sa prière ne sera pas acceptée. C’est dans cet esprit que nos Sages ont rapporté (Berakhot 34b), à propos de Rabbi ’Hanina ben Dossa, qui priait pour les malades. On lui demanda comment il savait si sa prière était exaucée, et il répondit :
« Si ma prière est fluide dans ma bouche, je sais qu’elle est acceptée ; sinon, je sais… »
Cela s’explique selon ce que nous avons dit : lorsque la prière est faite avec devekout, elle coule naturellement de la bouche de celui qui prie, elle est agréée et acceptée. Dans le cas contraire, à Dieu ne plaise, c’est l’inverse. Malgré cela, l’homme ne doit pas raisonner ainsi. Il doit toujours prier. Même s’il ne peut pas atteindre la devekout comme il le faudrait, qu’il prie néanmoins de toutes ses forces. Car lorsqu’il méritera, à un autre moment, de prier avec une véritable devekout, alors toutes les prières qu’il aura prononcées auparavant s’élèveront avec cette prière-là, celle qui aura été dite comme il convient.
C’est le sens du verset : « J’implorai Hachem » — c’est-à-dire continuellement, que ce soit avec devekout ou sans devekout — « en ce temps-là, en disant » : lorsque viendra le moment où je mériterai de prier avec une véritable devekout, état correspondant à l’expression « ma prière est fluide dans ma bouche », c’est-à-dire au moment où les paroles sont dites avec aisance et sont agréées, parce qu’elles sont prononcées dans un profond attachement à Hachem, alors toutes les prières que j’aurai récitées jusque-là monteront également avec cette prière, comme nous l’avons expliqué.”
Rabenou disait : « Il faut souhaiter que l’on puisse prononcer une seule et vraie parole de vérité dans une vie. Car avec cette parole de vérité, nous pourrons faire monter toutes les autres paroles »
Rabenou nous enseigne que lorsqu’on ne peut pas tout faire, un peu c’est déjà bien. Et au fur et à mesure, en fonction de notre évolution constante, nous parviendrons à servir Hachem, notre père, avec une profonde dévotion et de manière complète.
C’est ce que nous enseigne le verset que nous disons chaque matin :
קַוֵּה אֶל ה׳, חֲזַק וְיַאֲמֵץ לִבֶּךָ וְקַוֵּה אֶל ה׳
“Espère en Hachem, renforce et encourage ton coeur, et espère (encore) en Hachem” (Téhilims 27,14)
Rabenou explique dans Likoute Moharane Tinyana 101 :
Même si une personne appelle et crie vers Hachem depuis très longtemps, et qu’elle se sent encore très, très éloignée de Lui, malgré tout, si elle demeure forte et courageuse dans ses prières et ses supplications, il est absolument certain qu’à la fin, Hachem lui répondra et la rapprochera véritablement de Son service. C’est une certitude, sans le moindre doute. Il faut simplement être fort et persévérant.
C’est ce qu’ont enseigné nos Sages de mémoire bénie (Berakhot 32b) : « La prière a besoin de renforcement. » Comme il est écrit (Téhilim 27, 14) :
« Espère en Hachem, sois fort, que ton cœur s’affermisse, et espère en Hachem. »
Rachi explique :
« Si ta prière n’a pas été exaucée, recommence à espérer et à prier. »
Et ainsi, toujours, sans jamais cesser, jusqu’à ce que Hachem se penche du Ciel et voie (cf. Eikha 3, 50).
Rappelons nous que, Moché Rabénou, qui est le plus grand des prophètes a du dire 515 prières sans pour autant être exaucé. Alors, si tu as prié et qu’Hachem ne t’a pas encore répondu, n’aies pas peur, renforces toi dans ta émouna et continues de prier jusqu’à ce que vienne ta délivrance.
- Le mensonge provient du fait que l’homme accepte de craindre les êtres humains.
- Par le mensonge, on en vient à oublier le Saint, béni soit-Il.
- Celui qui manque de confiance en Hachem (bita’hon) dit des mensonges ; et à cause du mensonge, il devient incapable de placer sa confiance dans la véritable vérité.
- Plus une personne s’éloigne de la vérité, plus elle considère celui qui s’écarte du mal comme un insensé.
- L’essentiel de l’importance de la tsédaka et de sa perfection réside dans la émouna (la foi). Toutes les bénédictions et toutes les influences divines (hachpa’ot) qui viennent grâce à la tsédaka n’atteignent leur pleine perfection que par la émouna, car c’est elle qui est la source de toutes les bénédictions.
- Et l’essentiel de la émouna s’acquiert par la préservation du Chabbat saint.
- L’existence même de la émouna ne peut se maintenir que par la préservation de l’alliance (Chemirat HaBrit).
Dans Ton immense miséricorde, réveille la rose du Sharon afin qu’elle chante d’une voix douce, dans l’allégresse et la jubilation. Règne bientôt, Hachem, Toi seul, sur toutes Tes créatures. Qu’accomplisse alors le verset :
« Chantez à D.ieu, chantez ! Chantez à notre Roi, chantez ! Car D.ieu est le Roi de toute la terre ; chantez avec intelligence. » (Psaumes 47, 7-8)
Souviens-Toi de Ton peuple Israël, dispersé parmi les nations, et de Ton Saint Temple, détruit et privé de ses habitants. Comme il est écrit :
« Même le passereau a trouvé une maison, et l’hirondelle un nid où déposer ses petits, près de Tes autels, Hachem des Armées, mon Roi et mon D.ieu. » (Psaumes 84, 4)
Ramène les Cohanim à leur service, les Léviim à leur estrade pour leurs chants et leurs mélodies, et fais revenir Israël dans ses demeures.
Accorde-nous une intelligence et une sagesse de sainteté, afin que nous méritions de faire reposer constamment sur nous le joug de Ta royauté, de révéler Ta royauté et Ta souveraineté à tous les habitants du monde, et d’établir rapidement le trône de David. Hâte-Toi de nous envoyer Machia’h ben David, le doux chantre d’Israël.
Alors notre bouche sera remplie de rire et notre langue de chants d’allégresse. Alors nous chanterons, nous Te célébrerons et nous Te louerons tous les jours de notre vie. Qu’accomplisse alors le verset :
« Hachem, sauve-nous ! Et nous ferons résonner mes cantiques tous les jours de notre vie dans la Maison d’Hachem. » (d’après Isaïe 38, 20)
Puisse cela se réaliser bientôt, de nos jours. Amen.
L’étude du matin avec un profond attachement adoucit les rigueurs célestes
J’ai entendu de mon maître que lorsqu’une personne voit que des rigueurs célestes (dinim) pèsent sur elle, elle doit, le matin, étudier avec un profond attachement et un ardent désir, en s’unissant à la lumière intérieure de l’Infini (Or Ein Sof) qui réside à l’intérieur des lettres [de la Torah], etc.
Il est également rapporté dans les Chiv’hé HaBaal Chem Tov, dans la lettre du Baal Chem Tov adressée au saint Rav Rabbi Yaakov Yossef de Polonnoye, que son mérite nous protège :
« Chaque matin, au moment de son étude, qu’il s’attache aux lettres avec une adhésion totale (devekout), dans le service de son Créateur, béni soit-Il et béni soit Son Nom. Alors les rigueurs (dinim) seront adoucies à leur racine, et le poids des jugements qui pèsent sur lui s’allégera. »
(Toldot Yaakov Yossef, Baal Chem Tov,Paracha Noa’h)
Rabbi Zoucha d’Anipoli est un disciple du Maguid de Mézéritch aux côtés de son frère Elimelekh de Lizensk, avec lequel il passe de nombreuses années à déambuler à travers les communautés juives pour des raisons ésotériques, Rabbi Zoucha d’Anipoli est connu comme un tzaddik humble.
Il est raconté qu’au moment où il devait marier sa fille, il n’avait pas d’argent du fait de sa pauvreté. Il alla donc demander à son maître le saint et vénéré Maguid de Mézéritch de l’aider à accomplir la mitsva de "rendre joyeux les mariés." En arrivant chez son maître après s’être entretenu de Torah avec lui, il lui exposa la situation et lui demanda son aide.
Le Maguid comprenant la situation lui donna 300 roubles qui étaient à l’époque une somme considérable. Après des remerciements chaleureux, Rabbi Zoucha reprit la route le cœur léger en pensant au bonheur de sa fille.
Tout à coup sur le chemin, il entendit des cris et des pleurs venant d’une femme.Alerté par cette détresse, il lui demande : «Ma fille que se passe-t-il, pourquoi tant de tristesse ?».
La jeune femme les larmes aux yeux lui répondit qu’elle devait se marier cet après-midi mais que malheureusement l’argent de la dot que sa famille devait donner au fiancé avait été perdu. Qu’elle devait retrouver ses 300 roubles pour pouvoir se marier aujourd’hui.
Après quelques secondes de réflexion, il lui annonça qu’il avait justement trouvé 300 roubles et que si elle lui donnait les signes, il lui rendrait son argent.
En entendant les signes, Rabbi Zoucha se rendit chez un commerçant près de l’endroit pour changer ses pièces et billets afin que son pécule soit exactement comme la jeune femme le lui avait expliqué.
Après avoir remis l’argent et avoir été remercié comme étant un ange du ciel, un vrai Tsadik, une lumière... Il demanda à cette dernière de lui donner 50 roubles en récompense.
Outrée, elle ne comprenait pas comment on peut demander d’être gratifié d’une somme quand on fait la mitsva de restituer un bien à son propriétaire. Une dispute commença entre eux, le bruit des cris alerta le voisinage qui en entendant le récit de cette femme, commença à insulter et menacer le saint Rabbi.
Pour résoudre le dilemme au plus vite, ils décidèrent de trainer "l’imposteur" chez le Rav de la ville. En écoutant les témoignages des deux partis, le Rav obligea Rabbi Zoucha à laisser la jeune fille tranquille car il était interdit par la loi de demander une compensation pour cette mitsva. Quand toutes les personnes se dispersèrent, le Rav de la ville qui connaissait très bien la renommée de ce Tsadik lui demanda de lui raconter toute la vérité.
Il lui expliqua qu’en ayant vu le désespoir de cette jeune femme il avait décidé de lui donner toute la somme qu’il avait reçue pour le mariage de sa propre fille. Au moment où il a effectué ce geste, il a senti dans le ciel qu’une grande lumière divine venait l’envelopper grâce à cette mitsva réalisée à la perfection et à cet instant il a ressenti une minuscule pointe d’orgueil. Pour que la mitsva ne soit pas entachée, j’ai délibérément demandé une récompense pour subir cette humiliation afin de casser mon semblant de vanité.
À ces mots le Rav se leva, embrassa Rabbi Zoucha et lui donna 300 roubles en compensation de son acte exceptionnel.
D’où vient “Eshet Hayil” ? Et pourquoi le récite t on Chabbat?
Le passage Eshet ‘Hayil se trouve dans le livre de Michlé (les proverbes), écrit par le Rois Salomon.
Nous récitons ce passage pour de muktiples raisons :
1. La raison principale est de faire l’éloge de notre épouse qui s’est démenée afin de préparer Chabbat avec abondance, et d’avoir péparé une belle table en l’honneur de Chabbat.
2.Le Zohar (3, Page 178b) nous enseigne que Echet ‘Hayil fait référence à la Chekhina qui se dévoile de manière plus intense le Chabbat.
3. Echet ‘Hayil fait allusion à la Torah qui a été donné le Chabbat. En effet il est écrit dans Massekhet Chabbat 86B que le don de la Torah a eut lieu un Chabbat matin.
Un jeune homme non marié doit il récité Echet ‘Hayil?
Il est bien qu’un jeune homme non marié récite également Echet ‘Hayil par rapport aux raisons 2 et 3.
Est ce que ce passage se récite à un autre moment ?
Nous avons l’habitude de réciter ce passage au moment de l’enterrement du femme afin de faire son éloge au moment ou il quitte ce monde.
(Pné Baroukh, Ch.5, Halakha 12)
Le Midrash raconte que Avraham Avinou l’a récité lorsque Sarah Iménou a quitté ce monde.
(Midrash Tanhouma 3 sur Paracha ‘Hayé Sarah)
AVEC LE SOUTIEN DE
(Ne pas lire les publicités pendant Chabbat)



DEDIE POUR
La refoua chelema de :
- Maryse Myriam Bat Sarah
- Dan Yossef Ben Naomi Sim’ha
L’élévation de l’âme de :
- Mori, Rav Eliyahou Ben Avraham
- Rav Ron Moché Ben Aviva
- Rav Amos Kamous Haim Ben Fortuna
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